Au delà des débats qui ont lieu après chaque projection, notre festival propose une série de rencontres ciblées.

Fernando Pino Solanas  ➡ Vendredi 29 mars – Gyptis

En plus de 50 ans de carrière, Fernando Pino Solanas a toujours intimement lié son militantisme et son engagement politique à sa pratique artistique. Dès 1968, il lutte contre le néocolonialisme qui sévit en Amérique du Sud puis contre la dictature argentine instaurée en 1976. Menacé de mort, il s’exilera en Espagne puis en France où il continue sans relâche à filmer les injustices du monde. Il revient en Argentine en 1983 et s’implique plus directement en politique en 1992 avec le mouvement Frente del Sur. Il est alors élu Député de la Province de Buenos Aires jusqu’à ce jour. Depuis 20 ans, il lutte pour l’environnement, contre les privatisations des richesses naturelles et les injustices sociales qui en découlent.

Laura Mora  ➡ du 31 mars au 3 avril – Grand plateau – La Friche

Jeune réalisatrice colombienne, Laura Mora a fait une entrée remarquée dans la cour des grands avec Matar a Jesus primé notamment à Carthagène, la Havane, San Sebastian et Chicago. Les rues de son enfance à Medellin, sa musique et ses habitants l’ont fortement inspirée. A ceux qui reprochent au cinéma colombien de parler trop de la violence, elle réplique : « Il faut nous raconter et raconter la violence qui sévit. Comme le dit Gillo Pontecorvo, une maison sans cinéma est une maison sans miroir et si la violence au cinéma est présente il faut la raconter du point de vue des victimes ».

 

Ricardo House

Ricardo House (Santiago de Chile, 1952) est un réalisateur documentaliste chilien. Il a produit de nombreux documentaires
pour des chaines internationales, universitaires ou institutions privées. Il a également travaillé pour la télévision éducative et culturelle. Il collabore actuellement avec le magazine Pearson et les journaux de Telemundo, CNN et Caracol.

 

Filipe Galbon

Réalisateur et journaliste brésilien, Filipe Galvon a choisi le biais du documentaire pour raconter son pays et la crise qu’il vit depuis 2013. Parti pour filmer le quartier populaire où il a grandi, il découvre son pays à la croisée des chemins : crise économique, racisme latent, montée des extrêmes, la gauche ne fait plus rêver. « je souhaitais raconter aux gens une histoire particulière sur cette situation, d’un point de vue personnel, générationnel, et certainement différent de celui qui est relayé par les médias dominants brésiliens. Une histoire qui dépasse le portrait de la crise brésilienne et qui incarne le sentiment dont elle s’est servie : le désenchantement ».